Un moteur qui fait tourner une mèche hélicoïdale pour creuser un trou rond dans la terre, en remontant les déblais le long des spires. La version thermique à 52 cm³, tenue à deux poignées, est le standard du jardin.
Lexique de la tarière : les mots de la fiche, du moteur à la mèche
Cylindrée, réducteur, débrayage, rallonge… Les fiches des tarières parlent une langue à part. Je l’ai mise à plat ici, en mots simples, avec ce que chaque terme change vraiment sur le terrain ou à l’achat.
- 37 termes
- 4 familles
- Des renvois vers mes guides détaillés
Six mots à comprendre avant de choisir une tarière
Ce sont eux qui reviennent sur toutes les fiches produits, et ceux qui séparent une machine bien choisie d’un achat regretté. Une fois ces six-là en tête, mon comparatif des tarières se lit beaucoup plus vite.
- 1 Cylindrée Choisie selon le sol et le diamètre, pas selon le chiffre le plus gros. Lire la définition
- 2 Diamètre de mèche Le trou que vous creuserez le plus souvent, pas le plus grand. Lire la définition
- 3 Débrayage de sécurité La sécurité qui protège vos poignets quand la mèche accroche. Lire la définition
- 4 Une ou deux personnes Seul ou à deux : le couple décide pour vous. Lire la définition
- 5 Réducteur La pièce qu'on oublie d'entretenir, et qui casse la première. Lire la définition
- 6 Fixation de mèche Une mèche d'une autre marque ne se monte pas toujours. Lire la définition
Types de tarières
Thermique, électrique, batterie, manuelle ou sur brouette : le premier choix, celui qui dépend du nombre de trous et de la dureté du sol.
Branchée sur le secteur, sans mélange ni lanceur, plus légère et silencieuse qu'une thermique. Parfaite autour de la maison pour des plantations et des piquets, limitée par le câble et un couple plus modeste.
Voir aussiTarière à batterie
Une tarière sur la batterie d'une gamme d'outillage, parfois vendue nue. Démarrage instantané, souvent une inversion du sens de rotation pour dégager une mèche coincée. Les modèles pro rivalisent avec les petites thermiques.
Une mèche à poignée en T qu'on tourne à la force des bras. Silencieuse et bon marché, elle suffit pour quelques trous en terre meuble et permet de forer profond en ajoutant des rallonges.
Voir aussiPelle à trouRallonge
Une mèche à monter sur une perceuse puissante, souvent à mandrin de 13 mm, pour planter des bulbes, des godets ou poser des piquets légers. Économique si l'on a déjà la perceuse.
Voir aussiTarière manuelle
Une tarière montée sur un châssis à roue, qui porte le moteur et absorbe le couple. On fore en série sans porter la machine, au prix d'un encombrement et d'un prix plus élevés.
Une machine faite pour forer chaque semaine : moteur de marque, frein de mèche, embrayage soigné et revendeur pour l'entretien. Plus chère, elle se justifie pour un usage régulier.
Une thermique à petit budget, souvent une 52 cm³ livrée avec trois mèches. Elle dépanne pour une clôture ou une haie, à condition de vérifier le réducteur et de serrer la visserie avant de commencer.
Voir aussiRéducteur
Une tarière monoposte se tient seul, à deux poignées. Une biposte, à large guidon, se manie à deux : le couple des gros moteurs et des gros diamètres devient vite trop fort pour une seule paire de bras.
Voir aussiCylindréeDébrayage de sécurité
Moteur et transmission
Cylindrée, mélange, réducteur et embrayage : ce qui donne le couple, et ce qui protège les poignets quand la mèche accroche.
Le volume du moteur thermique. 43 à 52 cm³ pour la terre de jardin et les trous jusqu'à 200 mm environ. 62 à 75 cm³ quand la glaise s'accroche aux spires ou qu'il faut des trous de 250 à 300 mm. Le surplus de couple se paie dans les bras.
Voir aussiUne ou deux personnesSol argileux
Le moteur de la grande majorité des tarières thermiques : léger et puissant pour sa taille, il roule au mélange essence et huile.
Voir aussiMélangeMoteur 4-MIX
L'essence et l'huile deux temps, dosées de 25:1 à 50:1 selon le moteur et parfois selon le type d'huile : 20 ml d'huile par litre à 50:1, 25 ml à 40:1, 40 ml à 25:1. Le bon taux est celui de la notice.
Un moteur quatre temps de STIHL lubrifié par le mélange, comme un deux temps. Plus de couple et un son plus grave, mais il faut bien du mélange dans le réservoir, jamais de l'essence pure.
Voir aussiMélangeMoteur quatre temps
Un moteur qui roule à l'essence pure, avec un carter d'huile séparé. Plus lourd, plus rare sur les tarières, il évite de préparer le mélange.
Voir aussiMoteur 4-MIXMoteur deux temps
La boîte d'engrenages entre le moteur et la mèche, qui transforme la vitesse en couple. Elle se lubrifie à l'huile ou à la graisse selon les modèles : 150 à 180 ml d'huile à vidanger toutes les 20 à 30 heures, ou 5 à 10 g de graisse par appoint.
Voir aussiCoupleEmbrayage centrifuge
La force qui fait tourner la mèche dans la terre. C'est lui qui creuse, et lui qui tord les poignets quand la mèche se bloque sur une racine ou une pierre.
Voir aussiRéducteurDébrayage de sécurité
Il relie le moteur à la mèche seulement quand le régime monte. Au ralenti, la mèche ne tourne pas, ce qui permet de la poser au sol moteur en marche.
Voir aussiDébrayage de sécuritéRéducteur
Un embrayage qui patine quand la mèche se bloque, au lieu de transmettre tout le couple aux bras. C'est la sécurité la plus utile d'une tarière, surtout en terrain caillouteux ou plein de racines.
Voir aussiFrein de mècheCouple
Un frein qui arrête la mèche en une fraction de seconde si la machine part en rotation, comme le QuickStop de STIHL. Un équipement de tarière professionnelle.
Sur les tarières à batterie, un sélecteur fait tourner la mèche à l'envers pour la dévisser d'un trou où elle s'est coincée. Les thermiques n'en ont pas : il faut dégager la mèche à la main, moteur coupé.
Voir aussiTarière à batterieMèche coincée
Mèches et rallonges
Diamètre, longueur, hélice et fixation : la pièce qui fait le trou, et celle qu'on rachète.
La tige hélicoïdale qui creuse et remonte la terre. On la choisit par son diamètre, sa longueur utile et sa fixation, qui doit correspondre à l'arbre de la tarière.
Le diamètre du trou. Repères courants : 100 mm pour des piquets et des bulbes, 150 mm pour des poteaux de clôture, 200 mm et plus pour des plantations d'arbres ou des plots. Plus il est grand, plus le moteur et les bras travaillent.
Une mèche de 250 mm ou plus, pour des plots de fondation ou de gros arbres. Elle demande un moteur de 62 à 75 cm³, souvent deux personnes ou un châssis sur roue.
Une mèche de moins de 150 mm, pour piquets, tuteurs, bulbes et plantations en série. Une petite cylindrée ou une tarière à batterie suffit.
La profondeur qu'on peut creuser sans rallonge, souvent autour de 70 à 80 cm. Elle suffit pour la plupart des poteaux de clôture.
Voir aussiRallonge
Une tige qui s'intercale entre la tarière et la mèche pour forer plus profond, souvent de 50 à 60 cm. On remonte la mèche régulièrement pour vider la terre, sinon elle se coince.
Voir aussiLongueur utilePuits
Une mèche à deux spires, qui remonte la terre plus vite et équilibre l'effort. On la trouve sur des tarières de gamme supérieure et sur certains gros diamètres.
Voir aussiMèche
La pointe au bout de la mèche, qui centre le trou et attaque le sol. Remplaçable sur les bonnes mèches, elle s'émousse vite dans les cailloux.
Voir aussiSol caillouteux
Le moyen de fixer la mèche sur l'arbre : goupille, boulon, ou système sans outil. Le diamètre de l'arbre et le type de fixation varient d'une marque à l'autre : une mèche d'une autre marque ne se monte pas toujours.
Sur le terrain
Poteaux, plantations, puits, argile et cailloux : les mots du chantier, et les précautions avant de forer.
Le travail le plus courant d'une tarière : des trous réguliers, droits et à la même profondeur, sans retourner tout le terrain. Pour quelques poteaux seulement, une pelle à trou peut suffire.
Deux lames articulées qu'on enfonce et qu'on referme pour remonter la terre. Lente mais précise, elle complète la tarière pour finir un fond de trou ou dans un coin inaccessible.
Voir aussiTarière manuelleTrou de poteau
Une tarière manuelle à rallonges permet de creuser un petit puits jusqu'à la nappe dans un sol meuble. Il faut ensuite tuber, et déclarer l'ouvrage en mairie.
Une terre lourde qui colle aux spires et freine la mèche. On fore par paliers, en remontant souvent pour vider la mèche, avec un moteur de bonne cylindrée.
Voir aussiCylindréeMèche coincée
Pierres et racines bloquent la mèche d'un coup et renvoient le couple dans les bras. Un débrayage de sécurité, une pointe solide et des passes prudentes font toute la différence.
Voir aussiDébrayage de sécuritéPointe
Une mèche bloquée dans le sol ne se dégage jamais en forçant au moteur. On coupe le moteur, on tourne la mèche à la main dans le sens inverse, ou on utilise l'inversion sur une tarière à batterie.
Câbles électriques, conduites de gaz ou d'eau ne se voient pas depuis la surface. Avant de forer près d'une maison ou d'une voirie, on consulte les plans des réseaux, sur le guichet unique reseaux-et-canalisations.gouv.fr.
Voir aussiTrou de poteau
Gants, lunettes, protection auditive et chaussures de sécurité. On garde les deux mains sur les poignées, les pieds bien écartés, et personne à proximité de la mèche.
Voir aussiDébrayage de sécurité
Aucun terme ne correspond.
Essayez un mot plus court, ou sans accent. Et si le terme manque vraiment, écrivez-moi, je l’ajouterai.
Un mot vous manque ?
Le lexique grandit avec vos questions. Envoyez-moi le terme croisé sur une fiche technique ou dans une notice, je le définis ici.