★ Test & avis
STIHL BTA 140 : la tarière sans fil pro jusqu'à 300 mm, mon avis et test
Batterie 36 V AP1,7 kWQuickStopMèches jusqu'à 300 mm7,6 kg nue
★ Test & avis

STIHL BTA 140 : la tarière sans fil pro jusqu'à 300 mm, mon avis et test

Batterie 36 V AP1,7 kWQuickStopMèches jusqu'à 300 mm7,6 kg nue
939,00 €Prix constaté
Note globale8,0/10
Voir chez STIHL →
Puissance de forage8,2/10
Maniabilité8,6/10
Robustesse8,4/10
Rapport qualité-prix6,6/10

Cette page contient des liens d'affiliation • Mes avis reposent sur les caractéristiques réelles des machines • Ces liens financent le site, sans surcoût pour vous

Indice chantiers urbains silencieux

80/100

Idéale pour

  • ✓Paysagistes déjà équipés en batteries AP
  • ✓Chantiers en ville, près des riverains
  • ✓Trous en série jusqu'à 300 mm
Moteur & forage
ÉnergieBatterie 36 V, AP ou AR
MoteurEC, sans charbons
Puissance1,7 kW (2,1 kW absorbés)
ModesLent, rapide, arrière
Régime et coupleNon communiqués
SécuritéQuickStop contre la cuisse
Diamètre maximal300 mm
MècheNon fournie
Fixation de la mècheBroche et goupille
UsageTerre, ni glace ni bois
Caractéristiques
Poids nu7,6 kg sans mèche
Avec batterie AP 300.0 PEnviron 9,5 kg sans mèche
Batterie conseilléeAP 300.0 P, 333 Wh
OpérateursUne personne
Dimensions555 × 375 × 285 mm
Pression sonore80 dB(A)
Puissance sonore91 dB(A)
Vibrations2,4 et 2,6 m/s²
ProtectionIPX4, pluie acceptée
RéférenceUA010119200

Points forts

  • ✓Arrêt QuickStop contre la cuisse
  • ✓80 dB(A) seulement
  • ✓Mèches jusqu'à 300 mm
  • ✓Marche arrière pour dégager
  • ✓Utilisable sous la pluie
  • ✓7,6 kg sans batterie

Points faibles

  • ×Tête nue, accu et mèche en plus
  • ×Régime et couple inconnus
  • ×Pas de frein au relâcher

Pour qui la STIHL BTA 140 est-elle faite ?

Poteaux de panneaux, alignement d'arbres, clôture de pâture : la BTA 140 enchaîne les trous de gros diamètre sur des chantiers où le bruit dérange, parc public, cour d'école, lotissement dès sept heures. En terre franche comme en sol caillouteux, elle suit la cadence d'un paysagiste. Percer la glace d'un étang, elle ne sait pas. Et pour une haie de vingt plants une fois dans sa vie, ce budget n'a aucun sens : une location ou une petite tarière de jardin fera l'affaire.

1

BTA 140 ou BT 131, que change la batterie ?

+

Chez STIHL, la BTA 140 est la sœur sans fil de la BT 131 thermique. Même philosophie : un seul opérateur, un coussin d'appui calé contre le corps, un levier de sécurité contre la cuisse. Mais aucun mélange à doser, ni lanceur ni bougie. Rien à amorcer avant le premier trou.

La batterie l'emporte en chiffres : davantage de puissance, 80 dB(A) pour l'opérateur contre 92, et 7,6 kg nue contre 10 kg. Ses poignées vibrent davantage, 2,4 et 2,6 m/s² contre 1,7 et 2,0. Reste l'autonomie : un bidon relance la thermique en un instant, la batterie exige un second accu.

2

STIHL BTA 140 : 1,7 kW et trois modes de forage

+

Le moteur EC, sans charbons, absorbe 2,1 kW sur la batterie de 36 V et en rend 1,7 kW, sans faiblir quand l'accu baisse. Pour lancer la mèche, trois gestes : blocage de gâchette, bouton de déverrouillage, puis gâchette. Un bouton sous le pouce droit fait ensuite défiler trois modes : lent, rapide et marche arrière.

Le régime et le couple de la broche restent inconnus : impossible de comparer chiffre contre chiffre avec une tarière à deux batteries de 136 Nm. L'usage se devine malgré tout, mode lent dans la terre qui résiste et en grand diamètre, mode rapide pour les petits trous en sol léger. Changez de mode gâchette relâchée, jamais en pleine rotation.

3

QuickStop, la sécurité qui ménage vos avant-bras sur la BTA 140

+

Quand la spire accroche une souche ou un caillou, c'est la machine qui veut tourner, à rebours des aiguilles d'une montre. Sur la BTA 140, ce mouvement plaque le levier QuickStop contre votre cuisse gauche et la tarière s'arrête aussitôt. La torsion ne remonte pas dans vos poignets, et c'est précisément ce qu'on paie sur une tarière de ce rang.

Repartir après un blocage

Relâchez la gâchette puis appuyez de nouveau : la tarière redémarre. Si la spire reste prise, passez en marche arrière et remontez-la doucement, en appuyant peu. Au début de chaque journée, testez le dispositif : tarière en marche, levier déclenché, gâchette enfoncée trois secondes au plus. La mèche doit rester immobile, sinon direction le revendeur.

4

Jusqu'à 300 mm : les mèches de la STIHL BTA 140

+

Aucune mèche n'accompagne la machine. Elle reçoit les mèches à terre STIHL jusqu'à un diamètre de 300 mm : on enfile la mèche sur la broche, on aligne les trous, puis une goupille de sécurité la verrouille. Gare aux grands modèles, car les mèches à planter de 350 mm dépassent la limite de la BTA 140.

Le trou d'abord. Un poteau de 10 cm appelle une mèche de 200 à 250 mm pour loger le béton, quand des plants en godet se contentent d'une 100 ou d'une 150 mm. Plus profond ? Forez sans rallonge jusqu'en butée, ajoutez-la ensuite et ôtez-la avant de remonter la mèche : sinon, la machine finit à hauteur de poitrine.

5

Batterie AP ou dorsale AR, ce que coûte vraiment la BTA 140

+

La BTA 140 tourne avec les batteries AP de la gamme ALLPRO, partagées avec les tronçonneuses, taille-haies et souffleurs professionnels STIHL. Celle qui lui va le mieux, l'AP 300.0 P, offre 333 Wh pour 1,9 kg. Ajoutez un chargeur et l'ensemble coûte plus cher que sa sœur thermique. Avec des accus AP au dépôt, l'équation s'inverse.

Alléger la machine avec une batterie portée

Deux montages font porter la batterie par votre corps plutôt que par vos bras : une batterie AP dans une pochette à la ceinture, ou une dorsale AR, reliées à la tarière par un cordon et l'adaptateur ADA 100. La machine s'allège d'autant dans les mains. Hors saison, gardez les accus dans un local fermé, chargés entre 40 et 60 %.

Mon avis final

En définitive, la STIHL BTA 140 apporte au forage professionnel ce qui manquait aux thermiques : 80 dB(A) seulement, aucun mélange à préparer, un démarrage à la gâchette et un arrêt automatique quand la spire se bloque, sans rien céder sur le diamètre.

Attention toutefois : la machine part nue, privée d'accu, de chargeur et de mèche. Son régime et son couple restent inconnus, et la mèche tourne encore quelques instants quand vous lâchez la gâchette. Sans parc AP, votre addition dépasse celle de la thermique.

Mon verdict : paysagiste ou service espaces verts déjà équipé en batteries AP, vous tenez une tarière idéale pour les chantiers où le bruit compte. Particulier, ou professionnel sans batteries STIHL, la BT 131 ou la location resteront plus raisonnables.

Questions fréquentes

Existe-t-il une tarière électrique STIHL ?+
Pas sur secteur. Chez STIHL, la tarière sans moteur thermique, c'est la BTA 140, alimentée par une batterie AP ou une dorsale AR de 36 V, sans câble à dérouler.
La BTA 140 peut-elle percer la glace ?+
Non. Elle ne fore que la terre, ni glace ni bois. Pour la pêche sur glace, une tarière à batterie dotée d'une vitesse dédiée, comme l'EGO PHA7400E, convient mieux.
Comment entretenir le réducteur de la BTA 140 ?+
Toutes les 40 heures de forage, injectez 5 à 10 g de graisse STIHL pour réducteur par le bouchon fileté, puis faites tourner la machine une minute. Un contrôle annuel chez un revendeur complète l'entretien.
La BTA 140 craint-elle la pluie ?+
Pas vraiment. Classée IPX4, elle résiste aux éclaboussures venues de tous côtés. Séchez-la après le chantier, et laissez sécher la batterie au moins 48 heures si elle a pris l'eau.
Peut-on forer en plein hiver avec la BTA 140 ?+
Oui, jusqu'à −10 °C pour garder toute sa puissance, jamais en dessous de −20 °C. La recharge se fait au-dessus de 5 °C et sous 40 °C, donc à l'abri.
L'auteur

Thierry

Jardinier, fondateur de Ma Tarière

Jardinier, j'ai planté ma première clôture à la bêche avant de passer à la tarière. Ici, je compare les tarières à partir de leurs caractéristiques vérifiées et de l'expérience de ceux qui creusent avec, pour que la vôtre corresponde à votre sol et aux trous que vous avez à faire.

Je ne passe pas les tarières au banc d'essai : je relève leurs fiches techniques chez le fabricant et je les confronte aux retours de terrain. Ma façon de comparer →